lunette-douche



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voyage32

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http://www.youtube.com/watch?v=6fRRnrevc8M

…..Je ne savais pas quel sujet choisir pour le premier article qui décrirait ma vie romaine… J’ai longuement hésité, mais au final la conduite romaine s’est quasiment imposée d’elle-même… En effet après presque une année vie à Rome s’il y a bien une particularité à laquelle je n’arrive pas tout à faire à m’habituer encore c’est sans conteste la mythique conduite romaine. Un mythe très (trop ?) proche de la réalité à vrai dire… En effet, traverser la rue pour acheter des tomates ou simplement prendre un bus pour aller à la faculté ou en ville revient à jouer avec sa vie… Une sorte de roulette russe urbaine où l’on est souvent amené à négocier avec une ou plusieurs divinités une petite rallonge, histoire de vivre encore quelques journées de plus sur cette planète…

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…..Pour certain il ne s’agit que d’une légende, quelque peu exagérée pour mieux correspondre au folklore, pour d’autres au contraire il s’agit d’une réalité quelque peu gênante.

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…..Évoquer le Far-West, pour qualifier la conduite romaine, serait certes un tantinet exagéré, mais la réalité ne serait somme toute pas si éloignée que ça de la vérité ! L’Italie, et encore plus le sud de la péninsule, reste tout de même une zone franche où la loi et surtout le code de la route ne sont qu’indicatifs et par voie de conséquence, pas franchement restrictifs ou contraignants. Si Rome reste un exemple très coloré, la situation n’égale tout de même pas celle, sans aucunes comparaisons possibles, de Naples, où le simple fait de circuler en ville en voiture, rappelle, à s’y méprendre les joies enfantines des « autoboxes » de nos fêtes foraines en été.

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…..En effet, la conduite romaine est légèrement (sic) plus sauvage et agressive que celle que l’on a l’habitude de rencontrer et pratiquer en France. La première chose qui frappe (avant le parechoc de la voiture de derrière…) c’est le fait que le code de la route semble inexistant, puisque les règles de conduite romaine reposent sur un principe animalier somme toute très basique, à savoir « la règle du plus fort ». Se déplacer dans Rome est d’ailleurs un savant mélange de culot, de roublardise et d’inconscience ! La priorité revenant généralement à celui qui osera le plus et saura s’imposer, vu que les règles de la circulation et de déplacement se situe dans une sphère très lointaine, à mi-chemin entre l’absurde et le suicidaire… Dès lors le rapport à la loi et aux règles de circulation est très particulier, léger, pour ne pas dire totalement absent. Les romains ont d’ailleurs en général une réponse aussi bien fleurie que péremptoire et qui, à la fin, ne fait pas un plis. « Au cul la loi », ils ont l’habitude de dire en effet ! Dès lors et à partir de là, il faut reconnaître, que l’on ne peut plus vraiment discuter…

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…..Ainsi en Italie, le code de la route est facultatif, et ce n’est pas une légende. Cela vaut tant qu’il n’y a pas de carabinieri à l’horizon, bien sûr… Encore que… Il arrive que le culot et la prise de risque aillent jusqu’à braver la loi devant ces chers représentants de l’autorité publique. D’autant qu’il n’est pas rare d’en trouver quelques uns plus ou moins amorphes, avec une tension relativement basse/inexistante/abyssale (rayer la mention inutile), avec une propension à faire du zèle proche du néant et avec une étonnante capacité pour la conciliation (« je m’en foutisme » vous dites ??) élevée en véritable mode de vie, pour ne pas parler de religion. Ceci évidemment lorsqu’ils ne sont pas absorbés par leur lecture de quelconques magazines « people », leurs discussions sur les chances de la Roma de gagner le championnat cette année ou leurs innombrables plans drague et approches plus ou moins furtives sur tout ce qui bouge et arbore au moins un 95B…

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…..Dès lors les italiens sont sans conteste les maîtres du risque calculé ! Ce qui constitue en fait un trait incontestable de la conduite italienne, mais selon moi, un choix forcément contestable. Puisqu’il n’est pas rare de les voir doubler par la droite ou même de rencontrer l’un ou l’autre téméraire emprunter les trottoirs pour échapper au redoutable du trafic romain. Il faut aussi compter que les feux sont régulièrement considérés comme de vulgaire balises indicatives, ne soumettant leurs autorités que rarement aux usagers romains, qui les franchissent au rouge si le temps d’attente leur semble trop long ou s’ils ne se sentent pas d’humeur pour s’arrêter. Les panneaux stop ont eux en général la même utilité qu’un palmier en plastique dans une salle d’attente d’un cabinet d’orthodontie ou bien que le sexologue du pape (ouille blasphème, mes chances de brûler en enfer pour toujours ont encore sensiblement augmentées ^^). Dès lors, c’est quelque peu dur pour les nerfs d’un conducteur lamba qui ne serait pas habitué et c’est un truc à y laisser son âme pour les adeptes de la conduite «pépère», vu le niveau de dangerosité de la conduite très sportive et très « free hard » des italiens… Surtout qu’ils pratiquent aussi en-dehors des terrains de foot le « marquage à la culotte » puisqu’ils « collent » même en voiture ! Et cela à tel point qu’il n’est pas rare de ne pas apercevoir la plaque d’immatriculation ou même la calandre du véhicule qui vous suit.

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…..Et oui les italiens n’utilisent que très peu le rétroviseur, à part évidemment peut-être pour se remaquiller lorsqu’il s’agit de « belle ragazze ». L’idée générale est plutôt que chacun s’occupe de ce qui se passe devant lui. C’est pourquoi, sans hyperbole aucune, on peut affirmer que dans Rome l’on est assez proche d’un jeu vidéo en fait. Pour le coup, on se rapproche même dangereusement d’un Mario Kart(qui est motivé pour balancer des tortues et des bananes sur les Vespa  ??) D’autant que si les voitures peuvent être un cauchemar, que dire alors des scooters ?? En effet les italiens vouent une passion proche du culte et de l’idolâtrie à leur scooter et ne se déplacent que très rarement sans leur maîtresse à deux roues ! Un amour, une affection, que ne peuvent que tenter de comprendre tous ceux qui ne sont pas italiens, sans pour autant y réussir, tant cela peut paraître absurde ou suspect. Ainsi en ville, il faut constamment se méfier des hordes de Vespa, Piaggio ou autre motorini qui vous dépassent de tous les côtés, dans tous les sens, même sur les trottoirs, façon troupeau de buffles déchaînés dans « Le roi lion » !!

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…..Mention spéciale aussi pour le bordel engendré tous les jours par la circulation et le trafic romain qui viendraient à bout des nerfs et de la patience de n’importe quel yogi bouddhiste du monde. En effet le simple fait d’aller au travail ou de rejoindre un ami pour une soirée sont régulièrement transformés en parcours miné capable de faire passer la bataille de la Marne pour une innocente promenade de santé doménicale !

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…..Le mythe de la Fiat 500 omniprésente commence à prendre un sérieux coup de vieux bien qu’il reste un fond de vérité, par contre, celui de l’utilisation excessive voire abusive du klaxon est bel et bien toujours d’actualité et en prime il a toute sa place dans le panthéon des clichés. S’il s’agit en fait bien plus d’un rite que d’une réelle preuve d’agressivité, comme cela peut être perçu en France, cela peut tout de même surprendre. En effet, le klaxon est devenu tout simplement un des modes de communication les plus utilisés en Italie… Bien avant le SMS, le MMS, les mails ou autre plateforme de chat, les italiens ont su créer une nouvelle forme d’expression et un langage qui leur est propre. Une forme de communication originale, à base de coups de klaxon , s’inspirant quelque peu du Morse où un coup veut dire « salut ça va ? Quoi de neuf la famille ? », deux « avance le feu est rouge, pourquoi tu t’arrête du gland ?!?! », trois « ce soir t’es chaud pour un match de foot ? Ramène le pinard pour après… » et une dizaine, à la fois courts, longs, courts, insistants, brefs, « bordel de p’tain de ta @&#!`¤£ tu vas la bouger ta chiotte qui te sert de caisse pourrie ’spèce de %[#~&^$ » ....

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.....Dernier point, le statut assez particulier des piétons. En effet, sans voiture, en cas de déplacement à pied, voire en bicyclette, l'on pénètre clairement dans une zone de non droits. Zone où les piétons se sentent un peu comme un canard bien dodu le jour de l'ouverture de la chasse... Je soupçonne d'ailleurs la préfecture d'offrir un prix substantiel pour chaque piéton fauché proprement et pas trop discrètement !

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Pour conclure, un petit aperçu du minimum d'équipement qu'il faut pour affronter la circulation romaine, liste non-exhaustive évidemment...

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[--] alors en premier lieu une Bible, un Coran, un morceau du Talmud ou autre, absolument nécessaires pour se recueillir avant chaque déplacement… (fonctionne aussi avec des reliques saintes, telles que des dents de martyrs, des fémurs canonisés ou une photo de Padre Pio)
[--] un klaxon type TGV, les italiens aiment bien jouer a celui qui a le plus gros… (sans mauvais jeu de mot…)
[--] un pare buffle de locomotive de la Western-Union Pacific, si si cela sert même en ville …
[--] une amure métallique, type bavaroise, XVème siècle, pour les piétons
[--] un pacemaker, en cas de pépins cardiaque…
[--] un ensemble fer à cheval, trèfle à quatre feuille, patte de lapins, pincée de sel et autre caleçon porte bonheur

— Dolce vita & petites histoires romaines © —

PS :

- Penser à rappeler que malgré le caractère très aventurieux voire dangereux de la conduite romaine, le nombre de leurs morts restent moins important qu’en France… A méditer !

-  Préciser que si la conduite à Rome est quelque peu fleurie, ça n’est en rien comparable à celle qui peut exister à Naples… dans la perle de la péninsule italienne, le mode de conduite appartient à une dimension totalement parrallèle qui proposerait un mélange entre le Pakistan, le Mexique, le Far-West et le 5ème Elément de Besson !!

- Songer à mettre à jour mon assurance vie et/ou mon testament…



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colisee_rome1« Rome ne sait pas faite en un jour… » Force est de constater que ce proverbe illustre parfaitement aussi mon blog ! Puisque lorsque j’avais décidé de créer un blog pour mon année à l’étranger j’avais imaginé que celui-ci serait opérationnel à mon arrivée dans la cité éternelle… Etant donné que je poste mon premier article en février, je pense que je me suis quelque peu avancé ! Et dans le même temps je crois avoir en quelque sorte pulvérisé mon record pour ce qui est d’un délais d’attente (si tenté est que j’avais un public qui attendait avec impatience l’ouverture de mon blog)… Me voilà donc fin prêt pour entamer une carrière dans l’administration ou à défaut dans le bâtiment !

Mes exceptionnels dons en matière d’informatique (sic) expliquent en très grande partie cet interminable délais pour la mise en ligne de ce petit carnet de voyage romain. Auxquels il faut bien entendu rajouter la nonchalance du seul ami de mon entourage ayant des notions en informatique, à sa décharge il avait un certain nombre d’autres occupations, ainsi que le léger souci qu’a pu constituer la fin de mon contrat d’abonnement à internet… Le temps de remettre en place une nouvelle ligne dans ce pays mondialement connu et reconnu pour sa rapidité d’action, nous voilà déjà fin février…

Pourquoi avoir décidé de créer un blog consacré uniquement à ma nouvelle vie romaine ? J’avoue que je n’ai pas de réponse complète… Est-ce par ennui (il y a en effet si peu de choses à faire à Rome =) ? Est-ce pour faire partager à un maximum de personne mon quotidien ? Est-ce un moyen d’évacuer quelque peu l’interminable bouillonnement de lubies et autres folies qui agite mon cerveau, une sorte d’exutoire en ligne en quelque sorte ? A vrai dire je n’en sais rien, mais probablement que la réponse se trouve dans un savant mélange de toutes ces raisons…

Ceci étant dit je vais tacher de présenter ma vie romaine telle que je la vois, telle que je la perçois et telle que je la vis… Évidemment en essayant au maximum de tourner tout ça en dérision et en démontrant que tous les idées reçues et croyances populaires sur l’Italie ont bel et bien un fond de vérité =) Pour démontrer qu’au final il n’y a aucunement besoin d’aller au Pérou, au Japon, au Mozambique ou de changer de continent pour être dépaysé, pour découvrir une nouvelle culture ou une autre façon de vivre ! Pour moi il aura simplement suffit de traverser les Alpes…

L’Italie est surtout connue à travers une série de clichés, mais on ne peut pas résumer ce pays avec un vulgaire étalage de stéréotypes ! L’Italie ce n’est pas seulement les pâtes à chaque repas, la folie du foot (« calcio »), les belles filles à chaque coins de rues, faisant craindre l’existence d’un programme de clonage transalpin et illégal qui aurait dupliqué par milliers cette pauvre Monica Bellucci… En outre l’Italie ce n’est pas uniquement les belles voitures parées de taureaux ou de chevaux cabrés sur le capot, les pickpockets véritables terreurs du métro et des touristes, les rues qui sentent bon le café et la pizza, le linge pend entre les immeubles aux tons méditerranéens, les vespa qui se comptent par milliers ou les fiat 500 de toutes les couleurs… Car l’Italie c’est certes tout ça, mais surtout plus encore… Voilà pour l’explication de la naissance de ce blog (bien tardive je le reconnais… mea culpa !!)

Mon séjour romain n’ayant malheureusement pas eu de vertus curatives sur mes diverses et nombreuses névroses j’ai bien peur que peu de choses ne changent par rapport à mon dernier blog… Candeur, naïveté, lubie s’étant joyeusement données rendez-vous sous le soleil de la capitale italienne ^^



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